vendredi 5 novembre 2010

Tu étais tout, et maintenant son contraire. Rien. Tu n'es plus. Et je n'ai jamais été.
Tu as perdu, j'ai lâché. Je t'ai perdu, tu m'as lâchée.
Nous sommes partis, nous avons quittés nous. Nous est mort. Mais je et tu sont bien vivants.
Je reste là, tu avances. Je recule, tu restes là. Alors la distance s'agrandit. Des mètres et des kilomètres entre ceux qui étaient nous. La colère et le mépris en sont le résultat. La peur aussi fait sa grande entrée. Je t'attends ? Non, pars devant, je te rattraperai un jour. Peut-être. C'est le peut-être qui effraie. Oui ? Non ? Qui sait.
Je, devant une grande porte, mi ouverte, mi close, je ne fais pas le pas, je ne fais pas le geste. Tu es derrière la porte. Le choix fait peur. J'ouvre, ou je ferme ? Je décide de te faire entrer, ou de te laisser dehors pour toujours ? Tu n'es pas pressé. Tu ne sais pas que tu es devant cette porte.
Car tout ça, c'est dans ma tête.

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