samedi 24 juillet 2010
I am not a robot.
Humains. C'est ce que nous sommes, aussi forts que l'on soit, aussi forts que l'on veuille paraitre, on en revient toujours au même. Le corps nous affaiblit, nous ralentit en tout et fait de nous des esclaves. Esclaves du nez qui gratte, du ventre qui fait mal, des jambes pas assez rapides, des pieds qui marchent pas droit, des oreilles qui n'entendent plus, des seins trop petits, des coups de soleils, du vent froid sur nos épaules, de la fièvre qui nous monte à la tête, et j'en passe. Mais nous sommes surtout dépendants de la fin. Et oui, un jour toutes nos petites histoires qui nous paraissent importantes seront enterrées avec nous et oubliées jusqu'à la fin des temps. Notre petit corps s'éteindra, et emportera tous nos projets, nos sentiments, nos douleurs et plaisirs. C'est tellement inconcevable qu'on y fait à peine attention. La mort ? Dans longtemps, on se dit. On n'en voit pas la fin du tunnel, elle est tellement loin ! Non. Je vous assure, elle n'est pas si loin. Vous y passerez tous. Et moi avec.
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