Ah que c'est douloureux les souvenirs. Et pourtant je suis de celles qui gardent tout. J'ai des dossiers entiers, des choses sans intêrets qui remplissent des tiroirs et des cartons au grenier. Des choses qui font pleurer quand on les retrouve, et ça n'est pas à cause de la poussière. Des cartes postales, des lettres, des petits mots. Tant de promesses et de projets auxquels on croyait, et qui avec le recul nous font sourire, parce que les toujours ne durent pas toujours. Et que naïve comme je suis, j'y croyais.
Ca peut faire rire aussi parfois. De sa propre bétise, de sa propre insouciance. J'étais petite, idiote et ridicule. Je croyais qu'il suffisait d'y croire justement. J'étais une grande romantique, j'accordais de l'importance à des signes, je croyais que la vie était juste. Et c'est passé où tout ça ? A croire que mes vieux principes sont restés eux aussi dans des cartons. On grandit, on réalise que tout ça c'est du pipot. On s'y fait, on change nos principes en rêves idéalistes, et on se construit d'autres principes. C'est ça la vie. Enfin, je crois.
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